Il y a quelques jours, nous apprenions l’acquisition majoritaire du parc d’attractions Kingoland, dans le Morbihan, par le groupe de presse et d’édition Bayard, ce dernier souhaitant miser sur une diversification vers les loisirs. En parallèle, il engage un plan de compétitivité incluant des suppressions de postes pouvant concerner 5% de ses effectifs en France.
Douze ans après sa création, Kingoland tourne donc une page. D’une belle aventure familiale menée par Dominique et Karine Leroux, qui lui a permis d’augmenter sa fréquentation de 43000 visiteurs en 2014 à 215000 visiteurs en 2025, le parc passe désormais entre les mains de Bayard, propriétaire du journal La Croix ou du magazine Notre Temps, mais aussi de valeurs sûres de la littérature jeunesse comme Pomme d’Api, Okapi ou encore J’aime Lire. Le groupe Bayard, c’est aussi des licences fortes comme Petit Ours Brun, Mortel Adèle ou Tom-Tom et Nana par exemple. Ces personnages sont installés depuis des années dans l’imaginaire collectif et ils sont encore peu exploités en expériences physiques. Le groupe Bayard affiche un objectif clair : investir dans l’économie de l’expérience !

Ces dernières années, Kingoland s’est imposé comme l’un des parcs d’attractions les plus dynamiques de l’Ouest de la France, avec une offre familiale diversifiée, ancrée dans son territoire et de plus en plus immersive. Dès lors, le rachat du parc semblait être une évidence pour le groupe Bayard en recherche d’une diversification de ses activités. Bayard sait qu’il a beaucoup de chance, car il n’y a rien à changer en l’état. De plus, les héros de ses licences phares pourront facilement s’intégrer dans ce décor à l’avenir.



Cette nouvelle acquisition d’un parc d’attractions régional illustre une tendance de fond : les grands groupes médias cherchent de nouveaux relais de croissance dans l’entertainment. Si ce rachat peut être bénéfique pour Kingoland, notamment en ouvrant la voie à des investissements majeurs dans les prochaines années, mais aussi à l’intégration de licences cultes dans le parc, certaines expériences passées similaires ont malheureusement démontré que cela pouvait être exactement l’inverse !
En attendant de voir ce que nous réserve le futur, Kingoland a rouvert ses portes le samedi 11 avril 2026, avec une nouvelle attraction à sensations : Tomahawk. Dans cette machine, les visiteurs vont avoir le tournis, avec la tête en bas à plus de 10 mètres du sol ! Elle vient compléter la zone thématique amérindienne inaugurée en 2025.



